Le National Bécassier met en valeur le travail du chien d’arrêt sur gibier sauvage, dans un esprit d’authenticité et d’équité. Chaque chien est évalué selon des critères objectifs et observables, qu’il soit présenté en solo ou en couple.
Au-delà du concours, l’événement se veut amusant, éducatif et rassembleur. Il offre à nos membres l’occasion d’apprendre, d’échanger et de partager leur passion dans une atmosphère conviviale et enrichissante. Les contacts établis lors de cette journée deviennent souvent des ressources précieuses pour les activités futures de nos membres.
Le National Bécassier est ainsi un moment fort de notre calendrier, une activité qui fait rayonner le Club et qui célèbre la passion, le savoir-faire et la camaraderie qui nous unissent.
1. Principes généraux
Le National Bécassier se déroule exclusivement sur gibier sauvage, dans son habitat naturel. Le gibier peut être abondant ou rare, regroupé ou dispersé, comme en véritable situation de chasse.
Les participants ont le choix d’inscrire leur chien pour un parcours en solo ou en couple. Dans les deux cas, les chiens sont évalués selon les mêmes critères, et l’action de patronner un autre chien n’est pas évaluée. Le Club encourage fortement les parcours en couple, car ils favorisent un plus grand nombre de participants et permettent souvent à un chien de qualité de démontrer davantage sa détermination, son focus et sa capacité à travailler dans un contexte stimulant.
2. Classes de chiens
Les chiens sont répartis en trois classes distinctes, évaluées séparément :
2.1. Classe Jeunes (moins de 2 ans) – toutes races confondues
Regroupe tous les chiens d’arrêt âgés de moins de deux ans.
2.2. Classe Britanniques
Regroupe exclusivement les chiens d’arrêt britanniques (Setter, Pointer, etc.).
2.3. Classe Continentaux
Regroupe exclusivement les chiens d’arrêt continentaux (Griffon, Braque, Épagneul, etc.).
Les mêmes critères d’évaluation s’appliquent dans les trois classes.
3. Épreuve chien d’arrêt – Solo ou Couple
3.1. Format solo
Le conducteur présente son chien seul, comme en situation de chasse réelle.
Les juges ne doivent jamais approcher un chien à l’arrêt avant l’arrivée du conducteur.
3.2. Format couple
Deux chiens chassent simultanément sur le même parcours, comme en situatio de chasse réelle.
Les conducteurs marchent ensemble, calmement, comme deux partenaires à la chasse.
Les chiens portent des clochettes de tonalités différentes pour permettre aux juges de les distinguer hors de vue.
Important :
• Le patron n’est pas requis mais pourra servir à départager des parcours de même calibre.
• Chaque chien est évalué individuellement.
• Le format couple n’offre aucun avantage ni désavantage dans l'évaluation.
3.3 Durée des parcours
Les parcours ont une durée indicative de 25 minutes pour les classes Britanniques et Continentaux, et de 20 minutes pour la classe Jeunes (moins de deux ans). À cette durée s’ajoutent 5 minutes supplémentaires, réservées au retour des juges avec le participant afin de commenter le parcours effectué et de répondre aux questions, dans un esprit d’échange et d’apprentissage.
Les juges peuvent ajuster légèrement la durée d’un parcours selon les conditions du terrain, la densité de gibier ou toute situation particulière, tout en veillant à maintenir l’équité entre les participants.
4. Absence de gibier
Si un chien ne rencontre aucun gibier durant son parcours, il ne peut prétendre au trophée du meilleur chien du National.
Toutefois, si les juges estiment que le chien a démontré un parcours passionné, dans le style propre à sa race, mais que le gibier n’était pas au rendez-vous, ils peuvent lui accorder une seconde chance.
Si cette seconde chance mène à un arrêt productif, le chien reçoit une mention très honorable d’aptitude.
5. Évaluation
L’évaluation repose uniquement sur des comportements observables. Ce qui n’a pas été vu ne peut être noté.
Les critères incluent :
• la passion
• la qualité du nez
• la coopération
• l’endurance
• la quête
• la qualité de l’arrêt
Les juges doivent évaluer chaque action du chien comme s’il s’agissait d’une situation de chasse réelle, en se demandant si cette action aurait permis un tir utile.
5.1. Faute majeure (non éliminatoire)
Lorsqu’un chien fait lever le gibier ou le bourre intentionnellement, il s’agit d’une faute majeure qui influence son évaluation.
Toutefois, les juges conservent la latitude nécessaire pour permettre au conducteur de poursuivre le parcours et pour apprécier l’ensemble du travail du chien.
Si, malgré cette faute, le chien démontre ensuite un travail remarquable — notamment par des arrêts productifs qui auraient permis un tir pertinent — les juges peuvent en tenir compte dans l’attribution de leurs notes.
5.2. Faute majeure (éliminatoire)
En parcours en couple, lorsqu’un chien met un oiseau à l’envol sur l’arrêt ferme de l’autre chien, il s’agit d’une faute majeure attribuée uniquement au chien fautif.
Toutefois, si cette action se répète, le chien fautif est retiré du parcours car son comportement perturbe l’équité de l’épreuve et empêche l’autre chien de démontrer pleinement son travail.
Il est permis au conducteur de reprendre le contrôle de son chien afin d'éviter qu'il fasse lever l'oiseau arrêter par l'autre chien.
Un arrêt patron commandé (ex."Wô") est aussi autorisé et ne constitue pas une faute.
5.3. Rôle du patron (non évalué, mais utilisé en cas d’égalité parfaite)
L’action de patronner n’est pas évaluée et n’influence pas le classement du chien. Toutefois, dans la situation exceptionnelle où deux chiens terminent strictement à égalité pour l’obtention d’un prix, le patron peut être utilisé comme critère de départage. Un patron clair, spontané et sans ambiguïté pourra alors permettre aux juges d’identifier le chien qui se démarque.
6. Situations entraînant l’arrêt du parcours et le retrait du chien
Le juge doit interrompre immédiatement le parcours et retirer le chien de l’épreuve lorsque celui-ci :
• chasse de manière dangereuse ou incontrôlée;
• met volontairement et de façon répétée des oiseaux à l’envol de manière désordonnée;
• sort complètement de la main et ne démontre plus aucune coopération;
• adopte un comportement agressif envers un chien ou un humain;
• refuse de chasser ou cesse de travailler sans raison apparente;
• reçoit une correction ou utilise un moyen coercitif (collier éducatif, geste punitif);
• se blesse ou présente un signe de détresse physique;
• est manipulé par un conducteur adoptant un comportement inapproprié;
• prend trois arrêts fermes et maintenus sans rien montrer, dans trois situations différentes durant le parcours;
• donne excessivement de la voix durant son parcours, perturbant le gibier et nuisant à l’efficacité de la quête.
Ces mesures visent à préserver l’équité, la sécurité et le respect du gibier sauvage.
7. Juges
Les chiens sont évalués par des juges passionnés, compétents et eux-mêmes chasseurs.
Ils tiennent compte des caractéristiques propres à chaque race et appliquent les standards généralement reconnus.
Les décisions des juges sont définitives et sans appel.
8. Dispositions diverses
• En cas d’égalité parfaite, les juges peuvent ordonner un barrage final.
• Le port du sonnaillon (beeper), du collier GPS sans correcteur et/ou de la clochette est autorisé.
• L’utilisation d’un collier correcteur est interdite.
• Le nombre de spectateurs est laissé à la discrétion des juges.
• Un chien blessé est retiré et pourra participer à une autre occasion.